Expatriation en Bulgarie : notre expérience d’entrepreneurs en famille

L’expatriation en Bulgarie, ce n’est pas seulement changer de pays : c’est aussi repenser son quotidien, sa fiscalité et sa façon de travailler.

En tant qu’entrepreneurs (pour rappel, Simon est développeur web et moi rédactrice web), nous avons vite entendu parler de l’impôt à 10 % et du coût de la vie abordable. Mais au-delà des chiffres, la réalité quotidienne réserve son lot de surprises : trouver un logement, comprendre les démarches administratives, apprendre à lire les panneaux en cyrillique… tout en continuant à bosser sur nos projets et en pratiquant l’unschooling avec nos enfants. Oui, nos journées ne sont pas toujours très “Instagram”, mais elles sont bien réelles !

Dans ce guide, nous partageons notre parcours d’expatriés en Bulgarie, les points positifs comme les galères, toujours avec notre regard d’entrepreneurs et de parents. L’objectif n’est pas de fournir un guide juridique, mais un retour d’expérience concret, avec des conseils pratiques, quelques anecdotes et, pour ceux qui en auraient besoin, des contacts fiables pour éviter certaines erreurs que nous avons faites à nos débuts.

👉 Que vous envisagiez la Bulgarie pour optimiser votre fiscalité, développer votre activité ou offrir une nouvelle vie à votre famille, ce guide vous donnera une vision réaliste de ce qui vous attend.

 

Ce guide fait partie de notre série sur l’expatriation en Bulgarie, où nous partageons nos démarches, nos galères et nos belles découvertes.

Pourquoi choisir l’expatriation en Bulgarie quand on est entrepreneur ?

 

Quand on parle de la Bulgarie, le premier argument qui revient (et qui attire pas mal d’entrepreneurs) c’est… la fiscalité. Ici, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés sont tous deux fixés à 10 %. Simple, clair, sans dérogations farfelues qui changent tous les deux ans.

Pour nous, développeur web et rédactrice web, ce fut évidemment un point de départ dans notre réflexion. Mais soyons honnêtes : on ne s’expatrie pas uniquement pour un pourcentage. La Bulgarie, c’est aussi un pays membre de l’Union européenne, avec une situation géographique stratégique (en deux heures d’avion, vous êtes à Paris, Rome ou Athènes).

Au quotidien, ce choix signifie aussi une vie plus abordable (en comparaison aux grande villes ou à Paris) : loyers moins élevés qu’en France, coût de la vie plus doux, et une ambiance qui nous permet de travailler sereinement tout en élevant nos enfants. Même si travailler avec des enfants H24 à la maison réserve parfois plus de challenges que la fiscalité bulgare 😂.

💡 Notre conseil pratique : Si vous envisagez l’expatriation en Bulgarie pour des raisons fiscales, sachez qu’au-delà des textes de loi, il est essentiel de s’entourer des bonnes personnes (comptable, avocat, traducteur). Nous avons trouvé des contacts fiables ici et pouvons vous orienter si besoin. N’hésitez pas à nous écrire.

Les démarches d’installation

 

Arriver en Bulgarie avec ses valises, ce n’est pas la partie la plus compliquée. Ce qui l’est un peu plus, ce sont toutes les petites formalités qui suivent. Même si, en tant que citoyens européens, nous avons le droit de nous installer ici assez librement, il reste quelques étapes incontournables :

  • La carte de résidence : indispensable si vous prévoyez de rester plus de trois mois. C’est ce petit bout de plastique qui prouve que vous résidez légalement en Bulgarie.
  • L’enregistrement de votre adresse : souvent demandé par les administrations locales, et parfois même par votre banque.
  • Le compte bancaire : certaines banques sont encore un peu… old school, mais de nouvelles solutions (et fintechs) facilitent la vie.
  • L’assurance santé : entre la caisse publique et les assurances privées, il faut choisir le bon équilibre selon votre situation.

De notre côté, ces démarches n’ont pas toujours été une partie de plaisir. Entre les guichets où personne ne parle anglais et les papiers qui changent selon l’humeur du jour, nous avons vite compris qu’avoir les bons contacts locaux faisait toute la différence.

Nous avons fini par rencontrer un comptable et un avocat fiables, qui nous ont fait gagner beaucoup de temps (et quelques cheveux blancs en moins 😅). Si vous avez besoin de ce type de contact, envoyez-nous un message, on sera ravis de partager.

Vivre en Bulgarie au quotidien

 

S’expatrier en Bulgarie, ce n’est pas seulement une question de fiscalité. C’est aussi (et surtout) un nouveau rythme de vie à adopter. Voici quelques aspects qui nous marquent au quotidien :

Logement

Les loyers restent plus abordables qu’en France, même à Sofia, mais les prix montent vite dans certains quartiers recherchés. Nous avons découvert que les annonces en ligne ne reflètent pas toujours la réalité (parfois, l’appartement parfait sur les photos se transforme en… surprise sur place 😅).
👉 On en reparlera en détail dans notre futur article dédié au logement et à l’immobilier.

Coût de la vie

Globalement, la vie est moins chère ici : alimentation, transports, services. Mais il faut nuancer : certains produits importés (fromage français, matériel informatique) coûtent plus cher qu’à Paris. Nous avons vite appris à adapter notre panier de courses et à privilégier les marchés locaux.

Enfants et unschooling

Nous pratiquons l’unschooling avec nos enfants, et la Bulgarie s’y prête plutôt bien : beaucoup de nature, un rythme moins stressant, et une communauté d’expats avec qui échanger. Ce n’est pas toujours simple de jongler entre travail et apprentissage en famille, mais c’est aussi ce qui rend notre quotidien riche et différent.

Transports

À Sofia, le métro est pratique et bon marché. Les taxis sont abordables (à condition de repérer les compagnies fiables), et les vols low-cost facilitent les allers-retours avec la France ou l’Europe. Pour le reste du pays, il faut aimer conduire : les routes peuvent réserver quelques surprises, mais elles mènent souvent à de très beaux coins.

Les défis de l’expatriation

 

L’expatriation en Bulgarie, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Comme dans toute aventure, il y a des moments de doute, de galère et d’improvisation. Voici ceux qui nous ont le plus marqués :

La langue et l’alphabet

Le bulgare est une langue slave, écrite en cyrillique… et nous ne le parlons pas. Nous savons dire bonjour, merci, au revoir, et nous avons repéré la fameuse phrase qui veut dire “vous voulez un sac ?” à la caisse des magasins. Ça s’arrête à peu près là 😅.

Dans certains restaurants typiques, les menus ne sont disponibles qu’en bulgare. Résultat : on sort Google Translate, on essaie de deviner… et la traduction nous réserve parfois des surprises. Disons que l’on n’a pas toujours exactement ce qu’on pensait commander (mais ça permet de faire de belles découvertes culinaires !).

Menu en cyrillique dans un restaurant en Bulgarie

Menu en cyrillique dans un restaurant en Bulgarie

La paperasse

On pensait naïvement que l’UE faciliterait toutes les démarches. En pratique, chaque guichet semble avoir sa propre version de la procédure. Certains papiers doivent être traduits, d’autres notariés… et parfois, on découvre sur place qu’il manque “le formulaire bleu” qu’on n’avait jamais entendu mentionner avant.

Le choc culturel

La Bulgarie a ses propres codes, et il faut du temps pour les comprendre. Ici, un “oui” peut parfois ressembler à un “non” (et inversement avec le mouvement de tête !). Le rythme est différent, l’accueil peut sembler froid au premier abord… mais en creusant, on découvre une grande hospitalité.

Entreprendre différemment

Installer son activité en Bulgarie, ce n’est pas copier-coller la vie d’entrepreneur en France. Il faut s’adapter à un marché plus petit, à des habitudes de consommation différentes et à une administration qui n’est pas toujours digitalisée. Certaines démarches se font encore “à l’ancienne”, avec des papiers tamponnés et quelques allers-retours en guichet. Cela demande un peu de patience… mais une fois ces étapes passées, le cadre reste beaucoup plus léger et serein que dans d’autres pays d’Europe de l’Ouest.

Nos conseils pratiques pour réussir son installation

 

Avec un peu de recul, voici les conseils que nous aurions aimé recevoir avant de poser nos valises en Bulgarie :

Ne pas rester seuls

Rencontrer d’autres expatriés, entrepreneurs ou familles permet de gagner du temps et de trouver des réponses concrètes. Les groupes d’expats et les communautés locales sont précieux pour éviter les mauvaises surprises.

S’entourer dès le départ

Avoir un comptable ou un avocat bulgare à vos côtés simplifie énormément la vie. Entre les papiers, les traductions et les procédures locales, ce sont eux qui font la différence entre une installation fluide et des semaines de galère.

Prévoir une trésorerie d’avance

Même si la vie coûte moins cher ici, certaines démarches (traductions officielles, dépôts de garantie pour un logement, services bancaires) peuvent représenter des frais imprévus. Mieux vaut anticiper pour rester serein.

Garder un plan B

Tout ne se passe jamais exactement comme prévu. Avoir une solution alternative (logement temporaire, deuxième banque, contact local) peut éviter beaucoup de stress en cas de blocage.

💡 Nous avons fait nos débuts un peu “à l’aveugle”, et nous avons vite compris qu’avoir les bons contacts change tout. Aujourd’hui, nous travaillons avec des partenaires de confiance (comptable, avocat, agent immobilier) qui nous ont vraiment aidés. Si vous cherchez ce type de contact fiable, écrivez-nous, nous pourrons vous orienter.

🗣️ Peut-on vivre en Bulgarie sans parler bulgare ?

Oui, surtout à Sofia et dans les grandes villes, où l’anglais est courant. En dehors, c’est plus compliqué. Nous ne parlons pas bulgare, mais avec trois mots de politesse, un sourire et Google Translate, on s’en sort. Les menus 100 % en bulgare réservent parfois des surprises : on ne commande pas toujours ce qu’on pensait… mais on découvre de nouveaux plats !

💶 Combien faut-il pour bien vivre à Sofia en famille ?

Pour une famille de 4, comptez environ 1 500 à 2 000 € par mois à Sofia, logement inclus. Les loyers varient beaucoup selon les quartiers (400–800 € pour un appartement correct). Le reste (alimentation, transports, internet, activités) est globalement 30 à 40 % moins cher qu’en France.

⚖️ Comment obtenir la résidence fiscale en Bulgarie ?

En tant que citoyen européen, vous pouvez vous installer facilement : enregistrement de résidence, adresse et carte de séjour bulgare. Pour devenir résident fiscal, deux critères s’appliquent : vivre plus de 183 jours par an en Bulgarie ou y avoir votre “centre d’intérêts vitaux” (famille, activité, logement). Dans la pratique, cela implique de s’inscrire à l’administration fiscale (NRA). Les règles évoluent régulièrement : mieux vaut se faire accompagner par un comptable local.

👨‍👩‍👧‍👦 La Bulgarie est-elle adaptée aux familles avec enfants ?

Oui. La vie y est plus calme, les logements plus grands, et la nature est omniprésente. Les enfants profitent facilement des parcs, musées accessibles et activités abordables. De notre côté, nous pratiquons l’unschooling et la Bulgarie nous offre beaucoup d’opportunités pour apprendre autrement.

🚧 Quels sont les pièges à éviter pour les entrepreneurs ?

  • Ne pas sous-estimer la paperasse : certaines démarches nécessitent plusieurs allers-retours.
  • Ouvrir un compte bancaire au hasard : certaines banques sont plus lentes et exigeantes.
  • S’installer sans accompagnement : un mauvais comptable peut faire perdre du temps et de l’argent.

👉 Nous avons fait ces erreurs au début, et c’est en trouvant les bons partenaires que tout est devenu plus simple.

Vivre en Bulgarie en famille – randonnée en pleine nature

Randonnée en famille dans les montagnes autour de Sofia

Notre bilan de l’expatriation en Bulgarie en famille

S’expatrier en Bulgarie, c’est un mélange de belles découvertes et de petits défis. Entre une fiscalité avantageuse, un coût de la vie plus doux et un quotidien souvent plus simple, nous avons trouvé un équilibre qui nous convient en tant qu’entrepreneurs… et en tant que famille.

Bien sûr, tout n’est pas toujours rose : la langue, la paperasse, l’adaptation culturelle demandent un peu de patience et de débrouille. Mais c’est aussi ce qui fait la richesse de cette aventure.

Et puis il y a un autre aspect qu’on apprécie énormément : la beauté du pays. Entre villes dynamiques, montagnes accessibles et plages, la Bulgarie offre un cadre de vie surprenant et varié. Une autre facette de l’expatriation que nous détaillerons bientôt dans un article dédié.

Au final, on ne regrette pas une seconde d’avoir franchi le pas.

Pour explorer d’autres aspects de l’expatriation en Bulgarie, retrouvez tous nos articles regroupés sur notre page dédiée.

💌 Envie d’en savoir plus ?

Nous ne sommes pas des juristes ni des “conseillers officiels”, mais une famille qui a vécu (et vit encore) cette expatriation au quotidien. Si vous envisagez la Bulgarie pour votre activité ou votre famille et que vous cherchez des contacts fiables (comptable, avocat, agent immobilier…), écrivez-nous. Nous serons ravis d’échanger et de vous orienter vers les bonnes personnes.

📅 Dernière mise à jour : août 2025 – La Bulgarie évolue vite !

4 Commentaires

  1. Gérald

    Bonjour et bravo pour vos aventures et votre site.

    Nous sommes français et avons beaucoup voyagé et vécu en Thaïlande (où nous avons accueilli des français faisant le tour du monde en camping car) et au Portugal.
    Nous envisageons la Bulgarie comme terre d’accueil en 2026.

    Cependant, selon l’article 1 de la convention fiscale France-Bulgarie (https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/bulgarie/bulgarie_convention_ir_modifiee_cml.pdf) – pas le droit interne bulgare :
    « sont considérés comme résidents :
    a) De la République populaire de Bulgarie, les personnes physiques qui ont la nationalité
    de la République populaire de Bulgarie, les personnes morales et groupements de personnes
    ayant leur siège en République populaire de Bulgarie ou y étant enregistrés… »

    Je pense que votre entreprise est reconnue comme résidente fiscale bulgare, mais est-ce le cas pour vous, personnes physiques ?

    Ce texte est, à mon sens, une entrave à la liberté de circulation au sein de l’UE et devrait être banni par l’UE. Mais il semble toujours être appliqué.
    C’est un point de blocage pour nous car on peut être considérés comme résident fiscal français.

    Auriez-vous des infos sur le sujet ?
    Il y a peut-être des français sur place réagissant face à ce problème…
    Je poursuis mes recherches et vous tiens au courant si je trouve plus d’info.

    Bien cordialement,
    Gérald

    Réponse
    • Simon

      Bonjour Gérard,

      Je vous fais une réponse tardive, mes excuses.
      Mais de notre côté, autant professionnellement que personnellement, nous sommes bien considéré comme résidents fiscaux Bulgare. Nos intérêts économiques y sont présent, nous y passons plus de 6 mois de l’année, et tout est considéré ici comme actif produit sur place. Les avocats franco bulgare nous ont d’ailleurs aidé à obtenir le document officiel.
      Il n’y a aucune ambigüité quand les choses se passent dans l’ordre et que tout est honnête évidemment.
      Il faudrait vous renseigner de votre côté avec eux.
      La résidence est facile à obtenir, le compte bancaire avec des banques bulgares de plus en plus compliqué mais pas impossible. Et après avoir payé votre loyer et pouvoir justifier votre présence, il suffit d’en faire la demande auprès de l’autorité compétente.

      A bientôt !

      Réponse
  2. Carole

    Coucou la petite famille !

    Je m’appelle Carole, je suis alsacienne et j’habite actuellement en Haute Saône avec mes 3 enfants instruits en famille. Nous sommes entrain de préparer notre départ de France pour nous installer en Bulgarie dans les mois à venir. J’aimerais beaucoup avoir vos conseils sur le homeschooling en Bulgarie. J’avais cru comprendre que c’était interdit et je cherchais désespèrement une famille comme la vôtre pour comprendre les démarches que vous avez dû effectuer.

    J’aurais aussi grand plaisir à faire connaissance avec vous et à vous rencontrer quand nous serons sur place. Nous envisageons de vivre plutôt sur la côte mais nous vadrouillerons pour visiter avec nos loulous. Avec une envie de pousser vers la Grèce et la Turquie de temps à autre.

    Je n’ose pas vous laisser mon numéro de téléphone ici mais si ça vous dit de les échanger par mail, je serais ravie d’échanger avec vous.

    A bientôt 👋

    Réponse
    • Simon

      Bonjour Carole,

      Le homeschooling en Bulgarie y est autorisé, encore plus pour les enfants étrangers.
      Bansko y est la référence pour les enfants non scolarisé d’ailleurs. C’est un spot nomade où à la fois les entrepreneurs mais aussi les familles se retrouvent quelques mois dans l’année.
      Je vous communiquerais les démarches en privée sans soucis !
      Nous partons normalement en Turquie en septembre pour visiter également, et le nord de la Grèce nous fait de l’oeil également !

      A bientôt !

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *